1 (26394)Dans le nouveau bassin aux Lamantins, le 25/05/2021.

Nom scientifique : Arapaima gigas

Classe : Actinoptérygiens (poissons osseux)

Ordre : Ostéoglossiformes

Famille : Ostéoglossidés

Description : poisson de très grande taille au corps allongé, nageoires dorsale et anale placées très en arrière.

Couleur généralement grise ou verdâtre, mais les écailles de son arrière-train sont rougeâtres.

Longueur : 2 à 4,5 m.

Poids : jusqu'à 200 kg.

Durée de vie : 15 à 20 ans (en captivité).

Aire de répartition : Bassin amazonien. Introduit en Asie de l'Est.

Habitat : rivières, fleuves, plaines et forêts inondables.

Comportement : c'est un poisson carnivore, il fouille le fond de l'eau avec ses barbillons (comme les autres silures ou poissons-chats).

Il réside habituellement à proximité du fond et chasse à l'affût. Il défend un territoire et vit souvent solitaire. C'est un poisson actif de jour.

Bien qu'il soit impressionnant, il ne représente pas de danger pour les humains.

Alimentation : surtout poissons, mais aussi petits oiseaux et mammifères, fruits et graines. Les jeunes se nourrissent d'insectes et d'alevins.

Reproduction : la saison de reproduction a lieu entre août et mars, quand les niveaux d'eau sont les plus bas.

Les deux parents construisent un nid. Le mâle monte la garde à côté des jeunes pendant 3 mois après l'éclosion.

La maturité sexuelle a lieu vers l'âge de 4 ou 5 ans.

Statut IUCN : données insuffisantes

Menaces et protection : son statut de conservation global est mal connu.

Historiquement il avait été surpêché au Brésil, mais des politiques de restriction des prélèvements ont permis une reconstitution notable et rapide des stocks. Aujourd'hui la pêche à l'Arapaïma est autorisée dans des zones spécialement désignées, à des fins vivrières ou commerciales.

En Bolivie il est considéré comme une espèce invasive, apparue en 1976, probablement après la destruction accidentelle d'une pisciculture. Plus curieusement, il a été introduit (de manière délibérée ou accidentelle) en Asie orientale.

Le commerce internationale de cette espèce est réglementé (espèce inscrite à l'annexe II de la Convention de Washington ou CITES).

43 zoos et aquariums publics en ont en Europe et au Moyen-Orient (source : Zootierliste, janv. 2022), dont 5 établissements français.

Au Zooparc de Beauval : plusieurs individus de cette espèce vivent dans le grand bassin aux Lamantins du Dôme équatorial depuis l'hiver 2019-2020. Auparavant ils vivaient dans l'ancien bassin des Lamantins des Caraïbes, qui était situé dans la serre aux Gorilles, en compagnie d'un grand nombre de poissons. Cette espèce de poisson géant est présentée à Beauval depuis 2005. En juillet 2017, un petit groupe de 7 jeunes avait séjourné dans un compartiment de ce dernier bassin (juste avant la sortie de la serre) avant de rejoindre le bassin principal, puis à nouveau des très jeunes en septembre 2018. Reproduction : non.

Le savez-vous ?

  • c'est un des plus grands, sinon le plus grand des poissons d'eau douce au monde ;
  • il doit remonter à la surface toutes les 5 à 15 minutes pour respirer (mais bizarrement, les très jeunes alevins n'en ont pas besoin, pendant les tout premiers jours de leur vie) ; son appareil respiratoire est plus proche des poumons des vertébrés terrestres que des branchies rencontrées chez la majorité des poissons ;
  • la teinte rougeâtre d'une partie de ses écailles lui vaut son nom brésilien de "Picarucu", littéralement "le poisson rouge" !
  • ses écailles sont à la fois très dures et flexibles, constituant une armure lui permettant de résister aux attaques des plus grands prédateurs de l'Amazone, dont les piranhas !
  • des fossiles d'Arapaïmas ont été découverts dans des gisements datant de 13 millions d'années.