1 (10837)Le 12/11/2017.

Nom scientifique : Connochaetes taurinus taurinus

Synonyme : Gnou à queue noire.

Classe : Mammifères

Ordre : Artiodactyles

Famille : Bovidés

Description : ruminant de grande taille à l'aspect massif intermédiaire entre l'antilope et le boeuf, au pelage gris foncé nuancé de bleu et aux bandes verticales noires sur le buste. Museau, crinière, barbe et queue noirs.

Les jeunes ont une teinte plus fauve voire rousse pendant une courte période (ils prennent un pelage de type adulte dès l'âge de 2 mois).

Mâles et femelles portent une paire de cornes recourbées ; les femelles sont de plus petite taille, plus légères et ont aussi des cornes plus petites.

1 (6942)Le 12/03/2017.

Longueur (corps) : 1,5 à 2,4 m.

Longueur (queue) : 0,6 à 1 m.

Hauteur (au garrot) : 1,15 à 1,45 m.

Poids : 170 à 250 kg (mâle) ; 120 à 220 kg (femelle).

Durée de vie : 10 à 20 ans (dans la nature) ; jusqu'à 24 ans (en captivité).

Aire de répartition : Afrique orientale et australe. Le Gnou bleu compte 5 sous-espèces dont la sous-espèce type C. t. taurinus (représentée à Beauval et dans la plupart des zoos), C. t. mearnsi (qui peuple la Tanzanie et le Kenya, et la plus abondante numériquement dans la nature), C. t. albojubatusC. t. cooksoni et C. t. johnstoni.

Habitat : savanes, brousses, forêts sèches.

Comportement : dépendants de l'herbe rase pour se nourrir et de l'eau, ils évitent les lieux trop secs, ce qui peut les pousser à faire de grandes migrations (voir ci-dessous).

Les Gnous sont connus pour effectuer de longues migrations (jusqu'à 3.000 km par an) dans leur patrie d'origine, en grands troupeaux pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de têtes. Ces migrations, dictées par les alternances de saisons sèches et pluvieuses, sont périlleuses : beaucoup d'animaux périssent en route, notamment parmi les malades, les plus jeunes et les plus âgés.

Néanmoins, quelques populations survivent dans des environnements arides comme le désert du Kalahari (Afrique du Sud) où les animaux trouvent leur eau dans les végétaux qu'ils mangent (melons, racines et tubercules).

Ce sont des animaux bruyants entre eux : les bruits les renseignent sur leur état émotionnel et les éventuels dangers.

Ils repèrent leurs congénères (incluant leurs partenaires et leurs petits) ainsi que les prédateurs à l'ouïe, à l'odorat et à la vue (tous trois très développés).

Les prédateurs du Gnou sont les grands mammifères carnivores : Lions, Guépards, Hyènes, Lycaons ; ainsi que les Crocodiles. Les individus vivant en grands troupeaux, peut-être moins vigilants, ont tendance à en être plus souvent victimes que ceux qui vivent en petits groupes.

Généralement pacifiques, ils peuvent être agressifs s'ils sont irrités. Attaqués par des prédateurs, ils s'unissent souvent face à eux ; les mères parviennent souvent à repousser seules les agressions de Hyènes et de Guépards. Il leur arrive aussi de fuir pour distancer les assaillants.

Les Gnous peuvent courir à 65 km/h, avec de courtes pointes à 90 km/h.

Les mâles adultes défendent des territoires à des fins de reproduction (voir ci-dessous), temporaires chez les populations migratrices, permanents chez les populations plus sédentaires.

Les populations sédentaires sont moins grégaires que les migratrices, les premières formant de petits troupeaux d'une dizaine de têtes, avec des hiérarchies plus établies et une hostilité plus marquée envers les individus extérieurs.

Alimentation : herbe rase, racines, tubercules et melons.

Reproduction : chez cette espèce, les mâles s'affrontent pour la possession des territoires et des harems (qui comptent 5 à 120 femelles et leurs petits). Ils défendent souvent leur territoire par des démonstrations rituelles : mugissements, piétinements du sol, dépôt de déjections, d'urine et de sécrétions produites par les glandes préorbitales, ils leur arrive aussi de se vautrer par terre, de redresser fièrement les cornes et de labourer le sol avec celles-ci. Si cela ne suffit pas, ils s'affrontent en duels, souvent spectaculaires mais peu violents : les blessures sont rares et les perdants partent à l'écart, rejoignant les jeunes mâles encore inaptes à la reproduction.

La période du rut a lieu à la fin de la saison des pluies, mais elle se poursuit souvent pendant la migration, les territoires des mâles devenant itinérants !

La gestation dure 8 mois, il y a 1 seul petit par portée. Le veau peut se tenir debout et suivre sa mère 15 minutes après la naissance (nécessité vitale dans un environnement riche en prédateurs) ; il reste avec elle pendant les 8 premiers mois de sa vie.

80 à 90% des naissances sont concentrées dans une courte période de 2 à 3 semaines (correspondant au début de la saison des pluies).

A un an, les jeunes mâles sont expulsés du troupeau et rejoignent des groupes de jeunes célibataires jusqu'à l'âge de 3 ou 4 ans. Ils tentent alors d'établir leurs propres territoires, en solitaires.

Statut IUCN : préoccupation mineure

Menaces et protection : l'espèce est abondante et non-menacée (population estimée à 1,5 million de têtes à l'état sauvage, tendance stable), on peut la rencontrer dans de nombreux parcs nationaux et réserves privées (où des troupeaux ont pu avoir été introduits ou réintroduits). Localement, elle a disparu de quelques pays (le Malawi), mais elle a été réintroduite avec succès en Namibie, et introduite au Zimbabwe.

Les aires protégées jouent un rôle essentiel pour sa conservation, étant davantage préservées du braconnage, de la détérioration de l'habitat et aussi de facteurs environnementaux tels que la sécheresse. En particulier, l'ensemble formé par le Serengeti et le Masai Mara, à cheval entre la Tanzanie et le Kenya, a une importance très élevée puisqu'il contient à lui seul 70% de la population mondiale de Gnous bleus.

Au Zooparc de Beauval : un petit troupeau (dont les "fondateurs" sont arrivés en 1999) occupe la plaine africaine, avec d'autres espèces de mammifères herbivores et quelques oiseaux. Reproduction : oui :

  • 1 le 09/06/2011 ;
  • 1 en 2013.